En ce soir de dimanche belge, terne et gris, je ressens le besoin profond de demander pardon :
Pardon d’avoir recommandé à mes patientes enceintes le vaccin contre la coqueluche sans prendre le temps d’évaluer ses répercussions réelles.
Pardon d’avoir encouragé celui que l’on promeut avec insistance contre le papillomavirus.
Pardon à mes propres enfants de leur avoir fait administrer ce vaccin sans aucune hésitation.
Pardon à mon corps de l’avoir exposé à tant de substances, y compris celles testées sur des étudiants en médecine en échange de quelques billets.
Pardon également d’avoir ressenti de l’agacement envers ces femmes plus prudentes, qui refusaient mes recommandations, alors que je n’étais qu’un relais docile d’une industrie obsédée par la vente de médicaments.
Mais au-delà du pardon, bravo. Bravo à celles et ceux qui tiennent bon face à un système qui se pare des atours d’une bienveillance médicale pour mieux imposer ses diktats.
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